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Olivier Moral, ancien étudiant du BBA INSEEC, est venu témoigner lors des Career Days, devant les étudiants de 4ème année. Après 3 années passées au sein de l’école, il s’est envolé pour l’Allemagne où il travaille aujourd’hui pour le compte de Dräxlmaier, l’un des plus grands fabricants de pièces automobiles. Chaque jour, il est en contact avec ses clients, de grandes marques automobiles telles que Maseratti, le Groupe PSA ou Fiat.

 

Pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours ?

Mon parcours commence en classe Prépa où je voulais m’orienter sur une école de commerce pour suivre une carrière internationale. Je ne savais ni quelle carrière, ni quelle école mais l’idée était là. En arrêtant la Prépa après un an, j’ai intégré le BBA INSEEC en 2ème année avec toujours le même objectif international. Il y a eu deux moments clés dans ma scolarité qui ont eu un impact sur la direction que j’ai donné à ma carrière. Cela a tout d’abord été mon semestre académique à l’étranger que j’ai passé en Autriche. L’Université où je me trouvais proposait des cours de management de projets. Cette matière que j’ai découvert a éveillé chez moi un véritable intérêt. Le 2ème moment a été l’intégration de l’équipe Gala en 4ème année : j’étais responsable de la remise des diplômes et j’ai organisé un évènement de plus de 800 convives dont quelques invités VIP, au Théâtre des Célestins à Lyon. J’ai vraiment découvert ce qu’était concrètement le management de projets.

Après ma diplomation je suis parti en Allemagne dans le cadre d’un VIE. L’objectif à ce moment-là était de faire un an ou deux en Allemagne et revenir sur le marché français fort d’une « expérience allemande » et d’un niveau de langue renforcé. Finalement, j’ai candidaté un peu par hasard pour un poste chez Dräxlmaier et cela fait maintenant 4 ans que j’y suis. J’exerce aujourd’hui dans la filiale franco-italienne du groupe.

 

Quels sont vos missions au quotidien ?

Au quotidien mon travail est de suivre, encadrer et motiver des managers de projets dans différents pays d’Europe pour veiller au bon déroulement des projets que nous menons chez nos clients actuels (Maserati, Fiat et PSA, et bientôt Alfa Romeo et Ferrari). Je veille à la satisfaction de nos clients et au bien-être de mes collaborateurs. Pour cela il me faut quotidiennement :

  • Prendre des décisions lorsque les situations à problèmes escaladent : lorsque nous ne pouvons plus livrer à temps nos clients (qui travaillent en Séquence de 60 minutes, donc en délai très courts), lorsque nos fournisseurs ne fournissent plus, lorsque notre développement manque de soutien (besoin d’hommes supplémentaires), lorsqu’un problème qualité se pose sur nos pièces avant ou après la livraison, voire même après la vente de la voiture au client final
  • être au contact de mes clients (presque toujours disponible et diplomate)
  • veiller à la rentabilité des projets en cours et prendre des mesures pour atteindre les objectifs fixés par mes supérieurs.

Concrètement il s’agit souvent de veiller à la communication entre les différents départements via des réunions d’équipes, call-conférences, présentations, de veiller également à la motivation de mes collaborateurs et à celle des équipes impliquées dans les différents projets, contrôler la marge faite sur le chiffre d’affaire et en reporter à mon n+1 (directeur de la filiale) et à mon n+2 (membre du conseil de direction).

 

En quoi vos années au BBA INSEEC vous ont aidé à réaliser votre projet professionnel ?

Mes années au BBA, que ce soit dans l’enseignement ou la partie extra-scolaire (Projets extra-académiques, organisation du Gala, stages) m’ont surtout ouvert l’esprit et appris à écouter et à comprendre le point de vue de chacun et ainsi toujours garder une vue d’ensemble sur les projets. L’enseignement que l’on nous a donnés, prépare au monde de l’entreprise car il nous donne une vision transversale que l’on peut ensuite appliquer à tout : projets, structuration de l’entreprise. On voit vraiment l’intérêt d’un tel enseignement lorsque l’on parle au quotidien avec des experts dont la plupart s’intéresse peu à d’autres aspects hors de leur champ de compétences.La spécialisation des deux dernière années permet de mieux comprendre les mécanismes dans certains domaines (la Finance pour ma part) et ouvre certaines portes professionnelles qu’un enseignement uniquement généraliste n’ouvrirait pas forcément.

 

Qu’est-ce qui vous a décidé à venir témoigner pour les Career Days ?

J’ai toujours aimé prendre part aux conférences faites par des intervenants ou des professionnels. L’aspect moins théorique et les anecdotes concrètes sont souvent très motivants et parfois plus parlants qu’un cours magistral. C’est avec cette image des conférences auxquelles j’ai assisté que j’ai accepté avec plaisir l’invitation de Sophie Fortuna.

 

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui voudraient suivre la même voie que vous ?

La liste est longue ! Je n’ai pas la science infuse et je ne crois pas qu’il y ait une voie royale pour réussir son parcours. Il y a plutôt une multitude de choix, de personnes, d’expériences qui font de nous ce que nous sommes. Le premier conseil que je pourrais donner c’est avant tout d’y croire et de se battre pour ce que l’on veut ! Il y a derrière chaque obstacle, mauvaise nouvelle, difficulté, une opportunité ou quelque chose à apprendre. Laissez-vous le temps d’en profiter et ne baissez pas les bras.

Ensuite, n’hésitez pas à dire ce que vous aimez ou pas à votre hiérarchie, à vous créer de nouveaux défis et à bouger : changer d’entreprise, de pays même s’il le faut ! La mobilité géographique est souvent très bien perçue. Soyez fiers de ce que vous faites, faites-vous plaisir dans votre travail. Le temps passé en entreprise représente plus d’un tiers de notre vie, il serait dommage de se dire avec le recul que l’on aurait dû faire autre chose de nos journées.

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