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Diplômée du BBA INSEEC en 2013 (spécialisation finance), et suite à un master à la Sorbonne tourné vers l’économie du développement durable, Léa Klein a fait son stage de fin d’étude chez MakeSense, une organisation internationale qui permet aux citoyens de se mobiliser pour les causes qui leur tiennent à coeur. Organisation qu’elle n’a jamais quitté et qui vient de remporter l’un des prix du Google Impact Challenge, soit 200 000 euros. Cette somme servira notamment au développement de bureaux aux Philippines, et en Inde.

Avec à son actif 7 stages réalisés pendant ses études, Léa nous raconte comment elle a finalement trouvé sa voie dans le secteur de l’entrepreneuriat social.

12027821_10153644327365879_4612002912556005216_nAu sein de MakeSense j’ai deux principales missions. Il faut comprendre que nous avons des activités « non profit » et des activités « for profit ». Dans ce cadre, j’ai une fonction de Chef de projet Innovation pour une des structures « for profit » qui est le SenseCube (incubateur) ainsi qu’une fonction de Community Developer en Asie du Sud Est pour MakeSense qui est l’organisation non profit.

En tant que Community Developer, l’objectif est de développer la communauté de volontaires qui organise des événements de promotion et de soutien auprès d’entrepreneurs sociaux. Nos ateliers de créativité permettent aux entrepreneurs de proposer un défi business, tech ou design aux participants. Ensemble, les participants proposent des solutions pratiques que l’entrepreneur pourra mettre en place. Mon rôle de Community Developer est quant à lui de développer et former la communauté de bénévoles, promouvoir MakeSense et développer des partenariats avec différents écosystèmes d’entrepreneuriat social et de start-ups.

En tant que Chef d’innovation au SenseCube, j’organise un concours d’entrepreneuriat récompensant les étudiants et jeunes entrepreneurs utilisant les objets et services connectés pour répondre à des problématiques sociétales et environnementales. Ma mission consiste vraiment en de la gestion de projet : organisation du concours, communication, logistique… Mais aussi l’organisation et l’animation de hackathons (dont le prochain aura lieu les 7 et 8 novembre dans 6 villes de France) : création de méthodologie permettant de concevoir des startups sociales.

11202438_10152949413091806_4959233031727695545_nDurant mes études j’ai été relativement perdue concernant mon projet professionnel. J’ai tout testé : agences de communication, agences immobilières, trading, Nations Unies, etc. Le gros déclic a été lors de mon implication sur des projets de développement économique au Burkina Faso dans le cadre de l’association Enactus BBA INSEEC.  Ces projets ont été ce qu’il y’a eu de plus passionnant durant mes études. A partir de là, j’ai rejoint le siège d’Enactus France tout en participant à la rédaction d’un rapport sur l’économie positive qui était dirigé par Jacques Attali et remis au Président de la République en Septembre 2013.

Mon implication associative est vraiment ce qui m’a permis d’arriver où je suis aujourd’hui. J’avais 17 ans quand je me suis retrouvée Présidente d’une association d’une trentaine de personnes avec 6 différents projets au Burkina Faso. Outre le management de projets, j’ai développé des « soft skills » fondamentales pour ma carrière (empathie, créativité, travail en équipe) mais surtout une grosse prise de conscience sur le rôle de notre génération concernant les défis sociétaux et environnementaux actuels (pour en savoir plus c’est ici).

11138149_1206316899394248_6635263935405381282_nSi je devais conseiller les étudiants qui souhaitent travailler dans ce secteur, je leur dirais qu’une implication associative durant leurs études est fondamentale. Le Groupe INSEEC a d’ailleurs mis en place depuis un an un plan de développement de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) qui encourage les étudiants à développer des projets autour de l’entrepreneuriat social. De plus il ne faut pas hésiter à aller aux événements d’innovation sociale. Il y en a énormément et l’écosystème est encore petit ; on peut donc se faire un gros carnet d’adresses très rapidement. Les entrepreneurs sociaux sont très accessibles, c’est important d’aller les rencontrer. Et puis, n’hésitez pas à vous même tenter de monter des petits projets, en agissant pour la société, c’est là où on apprend le plus !

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