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Laura Grosroyat, diplômée de la promotion 2015 a eu la chance de transformer son stage de quatrième année en CDI. Elle travaille à Genève pour la société Dynapresse depuis maintenant 1 an et demi au poste de Key Account Manager. Orientée vers le marketing elle s’est découvert grâce à son stage un véritable intérêt pour les fonctions commerciales et les médias ; un changement d’orientation qu’elle ne regrette absolument pas !

 

Dynapresse Marketing SA est depuis 30 ans une agence de distribution de presse et produits spécialisés. Nous travaillons avec des particuliers comme des professionnels, avons un catalogue produits de plus de 4000 références et sommes capables de distribuer de la presse dans toute la Suisse. Je suis en charge d’un portefeuille client Grands Comptes (BtoB). Je travaille pour des industriels de l’agroalimentaire, de l’horlogerie de luxe, des banques, palaces ou encore des organisations internationales. Le département « clients business » est constitué de 4 personnes : 3 Key Account manager et un responsable commercial.

Nos clients ont tous (dans le cadre de leurs activités) des abonnements à la presse nationale et internationale mais ils ont aussi besoin de titre très spécialisés propre à leur métier. Mon rôle est donc de les aider à optimiser ces ressources et de gérer pour eux l’aspect d’achat, de logistique et de facturation. Pour cela, je suis amenée à travailler avec différents acteurs comme les acheteurs ou documentalistes des sociétés qui ont recours à nos services, mais aussi les éditeurs du monde entier et des prestataires logistiques. Outre les clients Grands comptes (chiffre d’affaires supérieur à 50’000 Chf/an), je réalise le même travail pour des plus petites entreprises ayant besoin de se fournir également en journaux et magazines qui elles n’ont pas de Key Account Manager attitré.

 

En quoi consistent vos missions ?

Les journées dans mon service sont très intenses. Les matinées sont souvent rythmées par le téléphone et les réclamations de nos clients qui ont pu rencontrer des problèmes de livraison. Nous sommes amenés à jongler entre nos différents partenaires et prestataires afin de résoudre dans les plus brefs délais toute situation et assurer un service de qualité. Une fois le « coup de feu matinal » passé nous pouvons nous concentrer sur notre seconde partie de métier : le développement commercial.

L’axe principal de développement est avec nos clients existants. Nous devons faire en sorte de récupérer le maximum d’abonnements pour lesquels le client s’approvisionne en direct avec l’éditeur et non via Dynapresse. On appelle cela « une reprise de gestion ». Ces actions prennent beaucoup de temps car un abonnement est un produit qui a une date de démarrage et une date de fin (avec engagement annuel). Nous devons gérer pour et avec nos clients les installations, les renouvellements et évidemment l’aspect de facturation.

Notre second axe de développement consiste à capter de nouveaux clients. Pour cela nous devons faire en sorte de transformer les appels entrants mais aussi travailler avec notre réseau (les conciergeries d’hôtel, branches d’organisation internationales) mais aussi en prospectant sur le terrain (présent dans des salons et évènements Suisse).

 

Qu’est-ce qui vous plait dans votre travail ?

Avant tout, le produit ! J’ai toujours été attirée par les médias et le secteur de la presse est très intéressant et varié même s’il est aujourd’hui en pleine mutation avec le numérique.

Ensuite, la polyvalence et l’autonomie sont pour moi les deux points forts de mon métier. En effet, mon poste est un mélange des fonctions achats, logistiques, ventes mais aussi financières. Au vue de cela je suis amenée à travailler avec différents partenaires internes à la société (back office, comptabilité) mais aussi externes (éditeurs, livreurs). Ayant un portefeuille clients attitré, je suis seule responsable de mes grands comptes. Je suis également la seule a réellement connaître l’exigence et les particularités de mes clients. De ce fait, je suis libre d’organiser mon travail comme je l’entends tout en devant rendre des comptes à mon responsable commercial une fois par semaine.

Enfin, j’aime l’idée d’avoir un poste de création de valeur au sein de ma société. En effet, le gain ou la perte d’un contrat de mon portefeuille peut avoir un impact plus ou moins direct sur Dynapresse. Un réel challenge au quotidien !

 

Quel a été votre parcours avant d’obtenir ce poste ?

J’ai toujours été intéressée par les fonctions commerciales et marketing. J’ai obtenu mon BAC Science et Technologie de gestion spécialité Marketing et ai passé un seul concours d’Ecole de Commerce et une seule école : ECE-BBA INSEEC LYON. C’était en quelque sorte un coup de poker mais cette école répondait à tous mes critères. Les différentes matières, projets et stages m’ont permis d’évoluer dans mes choix professionnels. Plusieurs domaines m’intéressaient comme les vins et spiritueux (stage de 1ère année), l’évènementiel culturel (stage de 2ème année au Canada) ou encore l’immobilier (stage de 3ème année).

Ma troisième année au sein du BBA INSEEC a été pour moi la plus décisive. En effet, en parallèle de mon stage dans l’immobilier je travaillais sur un projet d’entreprenariat (marque écoresponsable d’accessoires en bambous) qui nécessitait un investissement personnel et financier important. Au même moment nous devions faire le choix de notre spécialisation pour la quatrième année. J’ai longtemps hésité à me lancer dans la spécialité « intrapreneuriat » afin de mettre mon projet d’entreprise au premier plan. Le choix était conséquent et en quelque sorte quitte ou double. Pour plusieurs raisons mon associé et moi-même avons pris la décision d’arrêter le projet car nous n’étions à ce moment-là pas prêt à devenir « chefs d’entreprise ».

J’ai donc opté pour la spécialisation Digital Marketing & Web Strategy. Cette spécialité allait me permettre de surfer sur la vague de la digitalisation et du numérique avec en tête de trouver un emploi dans ce secteur. J’ai donc orienté mes recherches de stages de fin d’étude dans ce domaine avec comme prérequis la localisation : Genève. Les recherches ont été peu fructueuses jusqu’à ce qu’un proche m’envoie une offre de stage en tant que Key Account Manager chez Dynapresse. Je me suis rendue à l’entretien sans grands espoirs sachant que cela n’avait rien à voir avec le marketing. A l’issue, je suis sortie métamorphosée avec l’envie d’essayer et d’ajouter une corde à mon arc. J’ai eu la chance d’être sélectionnée et je fais aujourd’hui partie de la société Dynapresse !

 

Quelles sont selon vous les compétences ou expériences acquises au sein du BBA INSEEC qui vous sont les plus utiles dans votre milieu professionnel?

Pour ma part, intégrer cette école allait me permettre au bout de quatre ans d’obtenir un diplôme de qualité. A la différence de l’université je savais qu’un cadre pédagogique serait présent et nécessaire ! Ensuite avec du recul je me rends compte que la richesse et la diversité des stages à l’étranger, projets pro-pédagogiques et matières enseignées au sein du BBA INSEEC ont participé à ma maturité professionnelle et personnelle.

Ces différents projets m’ont permis d’apprendre à gérer mon temps, mon stress mais aussi à m’organiser et travailler par priorité. La seconde compétence acquise durant ces 4 années est la relation humaine. Nous étions amenés à travailler en groupe et même parfois avec des personnes imposées, nous apprenant ainsi à écouter les autres, accepter la critique et se remettre en question. Aujourd’hui, ces différentes compétences et savoir-être me sont indispensables pour mon métier.

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui souhaitent avoir une carrière dans ce secteur ?

Aujourd’hui le secteur de la presse est en pleine mutation. En effet le numérique commence à faire de l’ombre au papier. L’information est aujourd’hui quasi instantanée et disponible sous d’autres supports que le papier. Les habitudes des consommateurs changent et le papier disparait petit à petit de notre quotidien. Cependant, un virage numérique important est à prendre et entraîne une nouvelle dynamique sur le marché créant ainsi des opportunités de business importantes. Ce changement est pour ma part favorable aux futurs diplômés issus de la génération Y et spécialisés en marketing digital !

 

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière professionnelle ?

Mon expérience au sein de Dynapresse me conforte dans mon choix de rester dans des fonctions commerciales BtoB ou du moins de création de valeur. Aujourd’hui mon objectif est de participer à la mutation de mon secteur et suivre les nouvelles stratégies commerciales définies dans ma société. Sur le plus long terme j’aimerais beaucoup évoluer vers des fonctions commerciales plus stratégiques et reste ouverte à tous secteurs d’activité même si les médias restent mon secteur de prédilection !

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