A La UneBreaking NewsParcours de diplômésToutes les news

Anthony Escallier est diplômé du BBA INSEEC promotion 2015. Après de nombreux stages il a choisi de s’orienter vers le secteur de la finance. Aujourd’hui, il occupe le poste de Gestionnaire en Middle-Office Rétrocessions chez Rothschild à Paris. Il témoigne ici de son parcours et prodigue quelques conseils pour celles et ceux qui souhaiteraient suivre cette voie.

 

En quoi consistent vos missions ?

Les rétrocessions sont un domaine que nous n’étudions pas beaucoup, voire pas du tout en cours. Pour faire simple : Rothschild dispose d’une centaine de fonds d’investissements, et lorsqu’une tierce personne investit dans un de ces fonds, elle touche (en complément de la plus ou moins-value du fonds) une sorte d’intérêt chaque trimestre, c’est ce qu’on appelle les rétrocessions.

Le travail principal est donc trimestriel, en début de cycle, chaque client envoie ses positions dans chaque fonds, il s’agit alors de comparer ce qu’ils disent et ce que nous voyons dans notre système. La majorité du temps, des écarts surviennent car les clients ont oublié de communiquer des transferts, s’en suit alors un processus d’analyse pour comprendre et résoudre ces écarts. Certaines sociétés ne vivent que des rétrocessions, il est donc primordial de respecter les délais de paiement pour ces clients.

Les rétrocessions sont basées sur des contrats appelés conventions. Une fois les négociations faites entre les deux parties, il faut ensuite jongler avec le service client et le service juridique pour finaliser au plus vite ces contrats permettant aux clients d’être rémunérés.

Enfin, chaque trimestre, de nombreux fonds d’investissement subissent des OST (Opérations sur Titre) comme des fusions, dissolutions ou encore décimalisations. C’est le rôle du Middle-Office de gérer ces évènements afin que les fonds soient disponibles aux investisseurs le jour J.

 

Qu’est-ce qui vous plait dans votre travail ?

Ce qui me plaît dans mon travail aujourd’hui est la diversité des tâches, il n’y a pas de « journée type ». Comme cité précédemment, nous échangeons avec plusieurs services dans la banque, ce qui permet de varier les activités et développer des contacts. De plus, chaque client et chaque trimestre sont différents, il y a donc toujours de nouvelles méthodes à apprendre, ce qui est plutôt gratifiant d’un point de vue personnel et professionnel.

 

Quel a été votre parcours scolaire avant d’obtenir ce poste ? Comment avez-vous trouvé ce poste ?

Bachelier scientifique, j’ai passé comme beaucoup le concours PASS et intégré le BBA INSEEC Lyon en Septembre 2011. Mon stage de première année s’est effectué chez Courir à Lyon, en deuxième année je suis parti 3 mois à Sydney en école de surf, l’année suivante j’ai passé 3 mois au Crédit Agricole et pour mon stage de fin d’études j’ai été affecté chez Procapital Securities à la Défense. Mon expérience Erasmus a été en Lituanie durant 4 mois et j’ai choisi l’option Finance Internationale en dernière année.

Diplômé du BBA INSEEC, je souhaitais obtenir un Bac +5 qui est vital de mon point de vue. Les MSc & MBA INSEEC proposaient un Master of Science en Finance de Marchés très intéressant avec beaucoup d’intervenants en activité professionnelle. Le fait qu’ils partagent leur expérience personnelle est réellement gratifiant pour la suite de notre carrière.

A la fin de ma cinquième année d’études, j’ai comme tout le monde cherché un stage. Ayant déjà fait du back-office, je cherchais un poste en middle-office cette fois-ci. Beaucoup de CV ont été envoyés car je n’étais pas le seul à chercher un stage de fin d’études à cette période de l’année. L’INSEEC dispose d’un partenariat avec jobteaser, plateforme sur laquelle nous avons un accès en exclusivité sur certaines offres, et c’est ici que j’ai décroché mon poste actuel.

 

Quelles sont selon vous les compétences ou expériences acquises au sein du BBA INSEEC qui vous sont le plus utiles dans votre milieu professionnel?

Pour ma part, le point fort du cursus INSEEC est sans aucun doute les nombreux stages que nous avons effectués durant ces années. Lorsque l’on vient d’être diplômé, notre CV est déjà bien rempli pour notre âge et cela fait une réelle différence face à des candidats d’une autre école. De plus, nous devons partir au minimum deux fois à l’étranger (le stage de 2ème année et le semestre académique de 3ème année). Outre une importante progression linguistique, l’ouverture d’esprit que cela apporte n’a pas de prix et représente un réel atout pour les années à venir.

 

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui souhaitent poursuivre une carrière dans ce secteur ?

Le milieu de la finance est extrêmement vaste, beaucoup d’offres sont postées, mais il y a énormément de concurrence. Je conseille aux étudiants de ne pas prendre ce stage de dernière année à la légère, c’est sans aucun doute le plus important. N’hésitez vraiment pas à chercher bien avant la date de début de stage afin de ne pas avoir à prendre n’importe quoi lorsque la deadline approche. Outre une possible embauche au terme des 6 mois, ce stage sera la base de votre CV pour les expériences à venir. De plus, si pendant ce stage, une baisse de travail apparaît, ne surtout pas hésiter à s’intéresser à d’autres missions, voire même aller parler avec d’autres services pour échanger.

 

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière professionnelle ?

Pour le moment, je pense avoir beaucoup de chance d’être là où je suis à mon âge. J’essaye d’en profiter au maximum en apprenant le plus de choses possibles et surtout développer un réseau qui sera toujours utile pour la suite. Je ne me limite pas simplement au service où je suis affecté pour le moment car beaucoup d’offres en internes sont proposées. Si une occasion se présente dans quelques années, je pense qu’il sera intéressant de saisir l’occasion afin de maîtriser plusieurs domaines. A long terme, je souhaiterais retourner dans ma région, à Montpellier, afin de peut-être, de créer ma propre entreprise.

Commentaires

commentaires