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C’est dans la finance que Domitille Ferrreira de Souza, diplômée du BBA INSEEC sur le campus de Lyon, a décidé d’orienter sa carrière. Après de multiples expériences à l’international, elle jette son dévolu sur les États-Unis dans le cadre d’un VIE. Nous la retrouvons aujourd’hui en Californie, épanouie et pleine d’ambition !

 

 

Quel est votre poste actuel ? Dans quelle entreprise et quel secteur travaillez-vous ?

Aux États-Unis mon poste s’appelle « Cost Accountant » , c’est l’équivalent d’un contrôleur de gestion industriel en France. Je travaille chez LISI AEROSPACE, sur le segment des fixations, dans l’une des usines californiennes.

Mes missions vont de la gestion des coûts de production de l’usine, de divers projets d’amélioration de marge (Ingénierie, production, qualité, achats, maintenance…), au suivi de nos inventaires, en passant par la revue du parc de nos machines et des activités de clôture / Reporting / Analyse. Je dois aussi contrôler nos process de production, leur maintien et actualisation dans notre ERP.

 

Dans quel pays travaillez-vous et qu’est-ce qui a motivé ce choix de carrière ?

Je travaille aux États-Unis, en Californie, Los Angeles. Le VIE était pour moi la suite logique dans mon parcours. Les États-Unis, et plus particulièrement la Californie est une région très active et compétitive pour le domaine de l’Aérospatial. Je voulais aussi en apprendre plus sur la culture américaine au travail. Dans mes expériences précédentes, je travaillais avec des collègues américains et comprendre leur façon de travailler est pour moi un vrai atout dans notre collaboration.

 

Quel est votre parcours scolaire et professionnel pour en arriver là aujourd’hui ?

J’ai intégré le BBA INSEEC à Lyon, ce qui m’a permis de voyager pour un stage au Canada et pour un semestre en Russie. J’ai choisi l’option « Finance Internationale » en quatrième année. Tous mes stages ont été liés à la Finance ; Comptabilité et taxes au Canada, Analyse financière en Banque puis mon stage de fin d’étude chez Renault Trucks, Volvo group en contrôle de gestion. Je suis ensuite partie en Irlande pour faire mon Master en « International Accounting and Finance » à la Dublin Business School. Cela m’a permis d’améliorer mes connaissances et d’apprendre le langage professionnel et technique en anglais.

À mon retour en France, j’ai travaillé de nouveau chez Renault Trucks pendant l’écriture de mon mémoire de fin d’étude. Je suis ensuite partie en VIE en Californie.

 

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre travail ?

Ce qui me plait le plus c’est la polyvalence nécessaire dans mon travail. Je peux aider tous les départements et on me confie une grande diversité de tâches. Je travaille sur la routine financière (clôture, reporting, analyse) mais aussi sur des projets et sur des améliorations de process qui sont plus ponctuels. Mes journées ne sont jamais les mêmes ! En clôture, je suis souvent dans mon bureau, mais durant le mois je dois être sur le terrain / l’atelier pour mes divers projets.

J’apprécie également la communication entre tous les départements. Le contrôle de gestion doit être impliqué dans les opérations, et doit comprendre la production pour être efficace et fournir le bon support. C’est un challenge que j’aime beaucoup ; devoir être synthétique et utiliser les bons mots pour faire passer un message ou apporter du changement dans une langue qui n’est pas la mienne. La place centrale du Cost Accountant dans l’usine est un vrai avantage. Notre département a une vision globale de la vie de l’entreprise et est impliqué dans la plupart des projets et process.

Enfin, les responsabilités et la confiance qui me sont données sont très valorisantes ; je sens que mon travail est reconnu.

 

Pouvez-vous nous raconter une anecdote vécue en entreprise à l’étranger ?

J’ai eu de l’appréhension avant de prendre mon poste aux États-Unis, étant jeune et étant une fille dans un domaine si masculin. J’avais peur de ne pas être prise au sérieux et ne pas avoir de responsabilités. J’ai travaillé dur, et j’ai aujourd’hui trouvé ma place dans mon usine, je dirais même qu’ils m’ont prouvé que j’avais tort, car mon intégration a été rapide et facile. Je me sens très à l’aise et à ma place dans un environnement qui m’étais complètement étranger il y a un an.

 

Quelle est selon vous la valeur ajoutée que vous apportez à l’entreprise ?

Je suis jeune et proactive, je n’ai pas peur du changement. Je me permets de bousculer les process et choses établies depuis des années en les challengeant. Apporter un souffle nouveau est important ! Je suis dans une usine américaine qui fait partie d’un groupe français. Incontestablement, être française m’aide beaucoup pour garder un lien fort avec notre équipe corporate à Paris, mais aussi pour aider au maximum mon usine. Le français m’aide également pour la gestion des transactions inter-compagnies. Enfin, étant française travaillant aux États-Unis, mes collègues m’ont souvent posé des questions sur la culture au travail française pour éviter tout conflit ou incompréhension.

Avez-vous des conseils pour les étudiants qui souhaitent travailler à l’étranger ? Et plus spécifiquement aux États-Unis ?

Construisez votre CV pour montrer votre envie d’international. Prenez des risques et postulez même s’il n’y a pas d’offre. Étudier à l’étranger est pour moi une belle porte d’entrée, ainsi que les VIE ou les PVT. Une fois le poste trouvé, je conseillerais d’être curieux avant tout.

Aux États-Unis, vous aurez les opportunités que vous vous créerez et les responsabilités que vous méritez. Nous ne sommes pas sur le marché du travail français qui dicte le niveau de compétence par le nombre d’années d’expérience. Aux US, si une personne est capable de faire le travail, elle aura le poste et peu importe son âge ou son niveau d’ancienneté. C’est un système très motivant qui permet de se dépasser et d’évoluer à une vitesse incroyable. N’ayez pas peur de prendre des challenges et des projets qui paraissent trop compliqués au premier abord, les américains tolèrent que vous appreniez en même temps que vous faites. Bref, sortez de votre zone de confort pour expérimenter le meilleur des États-Unis !

 

Quelles sont les compétences acquises au sein du BBA INSEEC qui vous sont le plus utiles dans le milieu professionnel ?

Je pense que le BBA INSEEC est un véritable révélateur de talents. Il permet à des étudiants souvent un peu perdus face à toutes ces possibilités, de découvrir pour quels secteurs ils ont des attraits ou pour quels métiers ils sont faits. Nous développons notre habilité à communiquer de par les nombreux travaux de groupes, ainsi que notre capacité d’adaptation face au changement. Nous avons abordé un panel très étendu de disciplines au cours des quatre années, nous sommes donc très polyvalents. Enfin les nombreux stages et le semestre à l’étranger développent notre ouverture d’esprit et sont un vrai plus sur notre CV.

 

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Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Je me plais énormément dans le contrôle de gestion industriel qui est très opérationnel et très humain. Nous voyons les fruits de notre travail tous les jours et j’aime beaucoup le côté relationnel de ce poste. La prochaine étape serait de prendre en charge le contrôle de gestion d’une usine en montant dans la hiérarchie pour devenir « Plant Controller » / Directeur du contrôle de Gestion pour l’usine. J’aimerais évoluer vers un poste de management pour rajouter cette nouvelle corde à mon arc. Je souhaite évidemment poursuivre ma carrière à l’étranger ou en France mais tout en restant fortement liée à l’international. Je pense avoir besoin d’apprendre encore beaucoup, mais je ne perds pas de vue mon objectif à plus moyen terme ; créer ma propre société.

 

Le petit plus de la culture d’entreprise américaine

La culture d’entreprise d’une usine est différente de ce que j’ai pu expérimenter auparavant. Nous fêtons Halloween, Noël et Thanksgiving. Deux fois par an, toute l’usine est rassemblée pour un repas sous un chapiteau avec de la musique et des décorations. Nous faisons des activités afterwork comme le golf qui est très populaire aux États-Unis. Mais nous fêtons aussi les réussites de l’usine, comme des récompenses reçues de la part de nos clients pour nos excellents temps de livraison par exemple.

 

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