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Arthur Pagès, étudiant sur le campus de Bordeaux, a choisi de bénéficier du parcours entrepreneuriat en 4ème année afin de travailler à temps plein sur son projet de start-up. Une volonté d’entreprendre qu’il a développée très tôt et peaufinée tout au long de son parcours au BBA INSEEC.

Un parcours diversifié mais cohérent

J’ai toujours baigné dans un environnement commercial et entrepreneurial avec mes parents, mais je dis toujours qu’il y a une grande différence entre ce qu’on entend quotidiennement par nos proches et la réalité. C’est pourquoi dès la première année j’ai choisi de réaliser mon stage en tant qu’ « assistant d’agent commercial » d’une marque de prêt-à-porter. Cela m’a conforté dans l’idée que j’avais besoin d’être en permanence au contact de la clientèle, d’échanger et partager.

La deuxième année a été pour moi une année de challenges et de quête de sens, il me semblait très difficile de me projeter sur un stage en ayant si peu d’expérience professionnelle. Avec un niveau en langues étrangères plutôt moyen, je me voyais mal postuler dans les forces commerciales d’une marque ; j’ai donc saisi une opportunité qui se présentait en digital marketing et me voilà parti à Londres dans une startup qui faisait des savons bio. Une superbe expérience ! J’ai compris ce qui me plaisait et me déplaisait : un grand pas. Analyser des « metrics », des « personae » : très peu pour moi ! Pour autant, j’étais fier d’avoir contribué au premier lancement de ce produit, d’avoir réalisé un salon avec l’équipe et de m’être instruit sur un métier, même si c’était pour me rendre compte que ce n’était pas fait pour moi.

Pour la mobilité académique de troisième année mon choix s’est fait assez naturellement : l’INSEEC lançait un nouveau programme sur son campus de San Francisco et parallèlement j’avais déjà écouté quasiment toutes les vidéos de « The Family » (accélérateur start-up fondé par Oussama Amar) ; j’étais donc motivé à partir dans le « berceau de l’entrepreneuriat ».

 

Du stage à l’entrepreneuriat

En parallèle de ma période d’études aux Etats-Unis, j’ai travaillé sur un premier projet de création d’entreprise avec un camarade de promo. Il s’agissait d’une plateforme qui se voulait destinée à « uberiser le marché du sport individuel » et malgré les difficultés (distance, décalage horaire) nous avons presque réussi à sortir une V1. Malheureusement, nous avons finalement dû renoncer à ce projet et donc : premier « échec » dans mon aventure entrepreneuriale !

Un peu frustré et désireux de rebondir rapidement, j’ai activé mon réseau et ai repris contact avec un ami de longue date. Il était en train de créer sa start-up tout seul, aussi je lui ai proposé de venir l’aider pendant l’été, et c’est comme ça que j’ai rejoint l’aventure Tastycloud en tant que stagiaire, une solution clé-en-main de menus sur tablettes tactiles qui remplace ceux en papiers dans les restaurants, hôtels). À la fin des 2 mois de stage, le fondateur de Tastycloud m’a demandé si je souhaitais rester dans l’équipe et faire partir de la direction. En l’espace de 30 secondes je me suis dit : « c’est maintenant ou jamais ! » et je me suis à nouveau lancé.

Actuellement en 4ème année, je suis donc à Paris avec l’équipe Tastycloud en tant que directeur commercial de la start-up. Je m’occupe de vendre la solution, de créer une équipe commerciale avec des phases de recrutement, je mets en place des partenariats stratégiques et je contribue au pilotage général de la société en tant que cofondateur. Avec le « parcours entrepreneuriat » j’ai la chance de pouvoir m’investir à 100% sur ce projet pendant plus de 6 mois sans obligation de suivre le cursus classique du stage en entreprise, ce qui me permet d’avancer avec l’équipe et d’apprendre chaque jour un peu plus.

 

L’entrepreneuriat pas-à-pas

Un moment vraiment marquant de ma scolarité ? La journée de présentation de nos produits issus du Défi Créa : beaucoup de stress et d’excitation !! Excité de devoir réaliser un stand from scratch avec zéro moyen financier puis stressé de devoir présenter le travail réalisé pendant 6 mois devant un jury. Il s’agit de la première grosse présentation du cursus ! Avec ce « serious game », dès la première année du programme BBA INSEEC, on nous donne l’opportunité de se familiariser avec l’entrepreneuriat : gérer un projet, travailler en équipe (qu’on n’a pas forcément choisie d’ailleurs!), tout en bénéficiant de l’expertise de coaches qui nous accompagnent.

Je n’ai pas eu de déclic particulier pour l’entrepreneuriat et si on réfléchit bien, nous sommes tous plus ou moins entrepreneurs, avec un rapport au risque différent. En revanche, certaines qualités sont nécessaires : avoir un grand sens du partage, être curieux, ne pas avoir peur de l’échec et savoir travailler en équipe !

Le BBA INSEEC nous apporte un socle de connaissances initiales qui permet de nous lancer sur n’importe quel marché en ayant des connaissances globales sur la gestion d’une entreprise et ensuite c’est le travail qui fait la différence. Par ailleurs, l’école met un véritable réseau à disposition de ses étudiants et diplômés, par exemple son propre incubateur Incub. Plus généralement, ce cursus donne la chance à tous d’apprendre à se connaître. Grâce aux expériences professionnelles (notamment internationales) couplées aux programmes de cours sur le campus, on développe des affinités avec des matières puis des secteurs et enfin des métiers.

 

« Oser sans avoir peur de se tromper »

Mon conseil ? Il faut simplement croire en soi et oser sans avoir peur de se tromper. La facilité est de se trouver des excuses pour ne pas aller au bout des choses, par exemple ne pas postuler à ce stage parce qu’on se dit simplement que l’on n’a pas le niveau … erreur, vous n’avez rien à perdre ! Il y a une phrase que je garde en tête lorsque j’ai la pression avant un rendez vous ou un appel important : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Je pense qu’elle est assez claire !

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